Dans le secteur du conseil et de l’ingénierie (relevant de la convention collective Syntec), la relation entre l’employeur et le salarié s’écarte du schéma traditionnel.
Cette relation de type triangulaire (Employeur – Salarié – Client) expose les entreprises et les salarié·e·s à des risques accrus :
Le système du forfait annuel en jours (maximum 218 jours par an, journée de solidarité incluse) est particulièrement fréquent dans le secteur du conseil. Il offre aux cabinets et aux ESN la possibilité de corréler le temps de présence du consultant avec le mode de facturation client, sans décompte horaire hebdomadaire. Cependant, il est strictement encadré et n’exonère nullement l’employeur de ses obligations en matière de santé et de sécurité.
Pour être valable et opposable, plusieurs conditions doivent être réunies :
Éligibilité et minima conventionnel.
Suivi du temps de travail et de repos
Bien que le salarié en forfait-jours gère librement son temps, l’employeur a l’obligation de mettre en œuvre des mécanismes de contrôle rigoureux :
Sanction juridique : En cas de non-respect des critères de suivi ou de rémunération minimale, la convention de forfait en jours est privée d’effet. Le salarié peut alors solliciter le paiement d’heures supplémentaires calculées au-delà des 35 heures hebdomadaires.
Cas pratique : L’annulation du forfait-jours
La période d’intercontrat correspond au laps de temps s’écoulant entre la fin d’une mission et l’affectation du consultant à une nouvelle prestation. Durant cette période, le salarié reste à la disposition de l’employeur.
Une situation inhérente à l’activité de conseil
L’intercontrat est un risque d’exploitation propre aux cabinets de conseil et aux ESN. Il ne suspend pas le contrat de travail et ne constitue pas un motif de licenciement.
Risques de dérive et ruptures abusives
Les tensions économiques nées de l’intercontrat (maintien du salaire sans facturation client) poussent parfois à des ruptures abusives :
Cas pratique : Le refus légitime de mission en intercontrat
Cas pratique : L’isolement en mission et le défaut de protection de l’employeur
Cas pratique : L’intégration excessive chez le client
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